Assemblée législative du peuple du Burkina Faso
Assemblée législative de transition
Insertion professionnelle des diplômés de l’EFPT : la CGSASH face aux défis
‎Le mardi 8 septembre 2026, les députés membres de la Commission du genre, de la santé, de l’action sociale et humanitaire, la CGSASH, ont échangé avec des présidents des délégations spéciales communale et régionale sur la problématique de l’insertion professionnelle des diplômés de l’Enseignement et de la Formation professionnels et techniques (EFPT).
Ces échanges ont permis à la commission de s’imprégner des actions menées par les collectivités territoriales pour faciliter l’accès des jeunes diplômés à l’emploi. Les différentes actions menées par les collectivités sont entre autres l'acquisition de stages, l'appui à l’obtention de kits d’installation, l'accompagnement à l’entrepreneuriat et l'incubation des jeunes. ‎Malgré ces efforts, plusieurs difficultés persistent, notamment l’inadéquation entre certaines formations et les besoins du marché du travail, l’insuffisance du suivi post-formation, le déficit de formateurs qualifiés et le manque de statistiques fiables sur les diplômés. Aussi, les acteurs préconisent des formations davantage adaptées aux réalités professionnelles, avec plus de pratique, des formateurs expérimentés et un meilleur suivi des jeunes après leur formation. ‎Pour les recruteurs, certains jeunes disposent de connaissances théoriques, mais éprouvent des difficultés à les traduire en compétences pratiques. Ils appellent donc à une meilleure adéquation entre les programmes de formation et les besoins des entreprises, ainsi qu’à la mise en place d'un cadre permanent de dialogue entre établissements de formation et secteur privé. La formation continue et le développement de l’esprit d’entreprise sont également présentés comme des leviers pour renforcer l’employabilité et l’autonomie des jeunes. ‎À la suite de ces échanges, la délégation parlementaire s’est rendue au Centre d’éducation de base non formelle de Do où les apprenants sont formés notamment en couture, en menuiserie bois et menuiserie métallique. ‎Le centre fait cependant face à plusieurs contraintes, à savoir le manque de matériel d’apprentissage, l'insuffisance de guides pédagogiques, le retard dans le paiement des frais de vacation des formateurs et la non-implication des formateurs des CBNF aux examens du Certificat de qualification professionnelle (CQP). Les responsables plaident également pour un meilleur accompagnement des diplômés à leur sortie, à travers des appuis à l’installation et pour des textes permettant de mieux encadrer les formateurs vacataires. ‎À travers ces différentes rencontres, un même impératif se dégage, celui de faire de la formation professionnelle un véritable tremplin vers l’emploi, à travers des formations adaptées aux besoins du marché, davantage de pratique, des formateurs mieux outillés et un rapprochement plus étroit entre les centres de formation et les entreprises. ‎