Insertion professionnelle des diplômés à Ziniaré : le défi de l’après-formation
Les membres de la Commission du genre, de la santé, de l'action sociale et humanitaire (CGSASH) poursuivent leur mission d'information sur l'insertion professionnelle des diplômés de l'Enseignement et de la formation professionnelle et technique, à Ziniaré. Le vendredi 04 septembre, ils se sont entretenus avec plusieurs acteurs du domaine.
Avec le secrétaire général de la Confédération générale des entreprises du Faso (COGEF) Noé NANA, de la région d'Oubri, les députés se sont intéressés à la contribution des entreprises à l’insertion des jeunes.
Les échanges ont fait ressortir des préoccupations telles que l’absence d’un cadre permanent de dialogue entre acteurs publics et privés et l’inadéquation de certaines formations avec les besoins réels du marché de l’emploi.
Les membres de la commission se sont ensuite rendus au Centre universitaire de Ziniaré.
L’établissement forme des diplômés en licence professionnelle, notamment en aménagement et développement durable du territoire, en production végétale et en agronomie ainsi qu'en master d’agroécologie et de gestion des risques agricoles.
Depuis 2019, cinq promotions ont été formées.
Le suivi réalisé auprès de 30 % des diplômés montre que moins d’un quart d'entre eux obtiennent un emploi avec leur licence professionnelle, tandis que 40 % poursuivent leurs études et environ 30 % sont toujours à la recherche d’un emploi.
Face à cette situation, plusieurs difficultés ont été relevées, à savoir le suivi des diplômés, l’insuffisance de moyens pour accompagner l’auto-emploi, la forte concurrence pour l’accès au premier emploi et le manque d’équipements techniques et de laboratoires.
Pour y remédier, le Centre développe des partenariats avec des universités et des entreprises pour faciliter les stages et l’expérience professionnelle. Il met également en place des outils numériques de suivi des diplômés et encourage la poursuite des études en master.
Le lycée provincial Bassy de Ziniaré, la dernière étape de la visite des membres de la CGSASH, associe l'enseignement général et l'enseignement technique et professionnel.
Les deux filières techniques, froid et climatisation et maintenance des véhicules automobiles, étaient au cœur des échanges avec les encadreurs.
Ces derniers ont fait état du manque de partenariats avec les structures privées pour les stages et de l'insuffisance des infrastructures et équipements.
Ils souhaitent donc la réalisation d’ateliers complets dans les deux filières et le renforcement de la formation continue des formateurs. Car, malgré ces contraintes, les apprenants réussissent à montrer leur savoir-faire à l’extérieur du pays.
Les députés ont pris bonne note des difficultés évoquées et assuré les acteurs de leur engagement à porter ces préoccupations auprès des instances compétentes, pour contribuer à améliorer la formation et, à terme, à renforcer les chances d’insertion professionnelle des jeunes.