Gestion des crédits délégués : la COMFIB échange avec les acteurs de la région du Kadiogo
La Commission des finances et du budget (COMFIB) a échangé, le lundi 31 Août 2026, avec les responsables de la Direction régionale du budget de la région du Kadiogo, de la Direction régionale du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Kadiogo et de la Trésorerie régionale du Kadiogo.
Réunis autour de la délégation parlementaire, le directeur régional du budget, Seidou OUÉDRAOGO, le directeur régional du contrôle des marchés publics et des engagements financiers, Lassané OUÉDRAOGO, et le trésorier régional du Kadiogo, Ousmane KABORÉ, ont présenté leurs structures respectives ainsi que leur rôle dans le processus de gestion des crédits délégués.
Les échanges ont également porté sur le bilan de la gestion de ces crédits, le dispositif mis en place pour leur exécution, les difficultés rencontrées par les différents acteurs ainsi que les propositions visant à améliorer le mécanisme.
À travers leurs différentes interventions, les trois responsables ont relevé que les crédits délégués connaissent une augmentation au fil des années, mais que les enveloppes demeurent insuffisantes au regard des besoins des structures bénéficiaires.
Ils ont également souligné que ces crédits sont essentiellement destinés aux dépenses de fonctionnement, avec peu ou pas de ressources consacrées aux investissements.
Dans la chaîne de gestion des crédits délégués, les trois structures jouent des rôles complémentaires. La Direction régionale du budget intervient notamment dans le processus de programmation et de suivi de l’exécution budgétaire.
La Direction régionale du contrôle des marchés publics et des engagements financiers assure l’appui-contrôle auprès des structures déconcentrées et décentralisées de la région. Quant à la Trésorerie régionale, elle intervient au niveau de la phase d’exécution des crédits.
Les échanges ont également permis de relever plusieurs difficultés qui affectent la gestion des crédits délégués. Il s’agit notamment de l’instabilité du réseau informatique, des difficultés liées à certaines applications utilisées dans la chaîne de la dépense, ainsi que de l’insuffisance des compétences de certains agents chargés de ces opérations.
La question des ressources humaines a également été évoquée. Les responsables ont notamment relevé les effets de la mobilité des agents, la dispersion des personnels formés et l’inadéquation entre certains profils et les fonctions exercées.
La dispersion géographique des structures bénéficiaires peut, par ailleurs, occasionner des délais dans la transmission et le traitement des dossiers.
Sur le plan technique, les responsables ont souligné la nécessité de poursuivre les efforts de dématérialisation et d’améliorer la stabilité des applications utilisées dans la gestion des crédits délégués, notamment SI N@folo, ainsi que la qualité du réseau informatique.
Pour améliorer le dispositif, plusieurs propositions ont été formulées. Elles portent notamment sur le renforcement des moyens matériels et logistiques, l’amélioration de la qualité du réseau, la stabilisation des applications informatiques et le renforcement de la formation des agents.
Les responsables ont également préconisé une meilleure adéquation entre les profils et les fonctions, une limitation de la mobilité des agents formés et une meilleure organisation des ressources humaines, afin de préserver les compétences et d'améliorer la continuité dans la gestion des crédits délégués.
Ces différentes préoccupations et propositions ont été recueillies par la délégation parlementaire. Elles contribueront à l’analyse de la COMFIB sur la gestion des crédits délégués et à la formulation d’éventuelles recommandations en vue d’améliorer leur gestion et leur exécution.