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Visite de la présidente du Conseil national de la Namibie à l’Assemblée

« Il faut permettre à la femme d’accéder aux instances de décision » dixit Margaret Natalie Mensah-Williams

Présente à Ouagadougou, depuis le samedi 04 juin dernier, la Présidente du Conseil national de la Namibie, Margaret Natalie Mensah-Williams, est venue à l’Assemblée nationale. Audience avec le premier responsable des lieux, rencontre avec les membres de la Conférence des présidents, visite guidée de l’Assemblée nationale, ont été les différentes articulations de son séjour dans le « temple de la démocratie » burkinabè.

Au sortir de cette visite, le Président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo, a encore situé le cadre dans lequel se tient cette visite de son homologue venue de la Namibie : «  Il s’agit d’une visite d’amitié dans le but de renforcer les liens qui unissent nos deux pays  ». Pour lui, le Burkina Faso a à apprendre beaucoup de la Namibie. « C’est un pays de 124 000 km² pour 2 600 000 âmes. La Namibie a acquis son indépendance en 1990. Au sortir de la guerre, elle est vite allée à la réconciliation. Toutes les forces et tendances politiques ont su resserrer les rangs pour mener le pays vers des lendemains certains. Toute la classe politique est tournée vers la bonne gouvernance. Aujourd’hui, le pays a mis en place une démocratie exemplaire qui fonctionne à merveille. 80 à 90% de la population ont accès à l’eau potable et à l’électricité. 80% de la population est alphabétisée. Le pays est très infrastructurel et l’accès aux services sociaux de base est une réalité. Nous voulons donc nous inspirer de leur expérience » a confié, Salifou Diallo.
Pour sa part, la présidente du Conseil national de la Namibie a exprimé sa satisfaction d’être au Burkina Faso. Elle a dit être venue pour une visite officielle afin de témoigner l’amitié du peuple namibien au Burkina Faso. Mme Margarett Mensah-Williams dit être édifiée par la chaleur humaine et l’hospitalité qui règnent au pays des hommes intègres en dépit des problèmes que le pays a connus.
La présidente du Conseil national namibien est féministe bon teint doublée d’une bonne dose de panafricanisme. Aux journalistes, elle a expliqué être attachée à l’émancipation de la femme. Elle a exhorté, sur le champ, les autorités parlementaires présentes à ce point de presse, d’œuvrer à ce que la femme burkinabè accède aux instances de décisions de haut niveau. Pour cela, elle a révélé qu’en plus d’elle, au parlement, la Namibie a un Premier ministre femme. « Mon vœu serait qu’un jour, une femme dirige la Namibie » a-t-elle ajouté avec une pointe d’humour dans la voix, puis de terminer que « la femme est à la base de tout. Si nous réussissons à vaincre les inégalités qui entravent le développement des femmes, ce succès aura un effet multiplicateur sur la réduction des autres formes d’inégalité. Attelons-nous à cette tâche qui reste inachevée dans tous les pays du monde, et ensemble, menons à bien l’autonomisation des femmes. Engageons-nous solennellement à atteindre l’égalité des sexes et à mettre un terme à toutes les formes d’inégalité. La place de la femme n’est pas dans la cuisine. Ce sont les femmes qui créent les présidents, ce sont elles qui créent les grandes figures. Il va falloir améliorer les conditions de vie de la femme pour lui permettre d’accéder aux instances de décision. J’espère qu’à ma prochaine venue, je verrai que 50% du parlement burkinabè sera constituée de femmes ! ». C’est par ces mots que la visiteuse du jour a pris congé du parlement.
Accompagnée de Salifou Diallo, elle est allée visiter le Centre de formation des jeunes filles aux métiers d’homme (CFIAM).

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