Burkina Faso
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Session ordinaire 2017 : le discours du président Salifou Diallo

Excellence Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement ;
Excellence Monsieur Cypriano CASSAMA, Président de l’Assemblée nationale de Guinée Bissau ;
Son Excellence Monsieur Lancian DOSSO, Président du Comité Interparlementaire de l’UEMOA ;
Mesdames et Messieurs les Présidents d’institution ;
Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ;
Excellences Mesdames et Messieurs les ambassadeurs et chefs de mission diplomatique ;
Mesdames et Messieurs les Représentants des organisations internationales et interafricaines ;
Monsieur le Chef de file de l’opposition politique (CFOP) ;
Honorables députés ;
Distingués invités ;
Mesdames et Messieurs.

Au terme d’une intersession demeurée tout de même chargée, je me réjouis du retour des élus de la nation à l’hémicycle.

Je voudrais souhaiter alors une bonne et fructueuse rentrée parlementaire à tous et à toutes.

Je nourris l’espoir que les uns et les autres soient dans de bonnes dispositions pour entamer cette première session parlementaire ordinaire de l’année 2017.

Je me saisis de l’opportunité pour féliciter les honorables députés qui n’ont point ménagé leurs efforts pour retourner dans leurs circonscriptions respectives afin de rendre compte de leurs activités parlementaires et de se prêter à l’écoute de la base.

C’est tout à votre honneur, car c’est une démarche qui non seulement participe du devoir de redevabilité de l’élu mais surtout renforce sa proximité et son lien indéfectible avec le peuple.

L’organisation cet après-midi de cette cérémonie solennelle d’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2017 obéit à la fois à l’esprit et à la lettre de l’article 87 de notre Constitution.

Cette première session de l’année s’ouvre en présence d’illustres personnalités que je vous prie de reconnaître dans l’hémicycle. Ce sont :
• L’honorable Cypriano CASSAMA, Président de l’Assemblée nationale de Guinée Bissau ;

• Son Excellence Lancian DOSSO, Président du Comité Interparlementaire de l’UEMOA

Cher frères et amis, en accédant à notre invitation fraternelle et en nous assurant de votre présence effective à la présente cérémonie, vous jetez-là les bases d’une Afrique de demain, unie et prospère.
Merci de l’honneur et de l’amitié que vous nous faites au-delà du parlement burkinabè, c’est tout le peuple du pays des hommes intègres qui vous est reconnaissant pour cet acte de solidarité.
Soyez les bienvenus, vous êtes bien chez vous, au Burkina Faso !

Excellence Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement ;
Honorables députés ;
Distingués invités ;
Mesdames et Messieurs.

La présente session s’ouvre dans un contexte international et national marqué par :

 Au plan mondial, la situation macro-économique demeure instable et, la croissance globale stagne.

La globalisation de l’économie du monde continue de se renforcer au détriment des pays pauvres.

On estime que plus de la moitié des richesses mondiales est détenue par 1% de la population.

Jamais dans l’histoire de l’humanité le fossé entre riches et pauvres n’a été aussi grand.

Cette situation fait courir au monde un risque majeur : celui d’affrontements intra et interétatiques.

La communauté internationale est donc interpelée.

Dans un contexte de forte expansion humaine, cette concentration du capital financier aux mains d’une infime minorité, accentue la misère, le chômage et la précarité dans bien de pays de par le monde.

C’est dans ce contexte de pauvreté généralisée que nous assistons à la montée des nationalismes, du chauvinisme, du repli sur soi avec des velléités protectionnistes au plan économique.

En Afrique, les fruits de la croissance ne profitent pas à l’immense majorité de la population. Les deux tiers des africains vivent avec moins d’un dollar par jour.

La paupérisation continue, la maladie, le chômage, l’analphabétisme restent le lot quotidien de ces populations.

Mieux, avec la lutte contre le terrorisme qui épuise et annihile les efforts de développement des Etats, il existe de sérieuses inquiétudes que cette situation de pauvreté ne s’aggrave.

Dans l’espace CEDEAO, la situation n’est guère meilleure. Le ralentissement économique, l’effondrement des cours du pétrole, la faible productivité agricole, la vulnérabilité des Etats face au terrorisme et aux aléas climatiques se conjuguent pour offrir aux populations un sort peu enviable.

Au plan politique, les peuples conduisent des luttes multiformes aux fins de marquer leur refus des régimes prédateurs des libertés et de la démocratie confirmant toute la pertinence des propos de Jean-Michel Ribes, lorsque celui-ci considère que le mot résistance « a été inventé pour éviter aux hommes de vivre à genoux. »

Dans cette veine, la victoire du peuple gambien sur la dictature constitue une lueur d’espoir pour les peuples africains épris de paix, de justice et de liberté.

Je voudrais donc saluer cette victoire du peuple gambien et adresser à ce peuple frère, au nom de la Représentation nationale, toutes nos chaleureuses félicitations pour ce retour à l’Etat de droit et à la démocratie.

 Au plan national.
Je voudrais saluer en premier lieu les efforts du Gouvernement visant la relance de notre économie, son esprit d’ouverture et sa volonté de maintenir avec les syndicats un dialogue constant et constructif en vue de créer un climat social apaisé.

Aux termes de notre Constitution l’Etat est garant des libertés fondamentales dont les libertés syndicales.

Cependant, le recours intempestif et systématique à la grève paralysant le fonctionnement régulier du service public est difficilement compréhensible, surtout quand il en vient à remettre en cause d’autres droits humains tout aussi fondés.

On voit bien que, dans certains cas, derrière les arrêts de travail se cachent des situations de non-dits. Leurs enchainements laissent parfois percevoir clairement que ce sont des manœuvres politiques, des provocations d’officines peu crédibles qui, faute d’arguments, avancent cagoulés sous le fallacieux prétexte de lutte syndicale.

Dans le principe, dans un Etat de droit démocratique, la dévolution du pouvoir s’opère par les urnes et non par des manœuvres souterraines. Notre peuple a lourdement payé de son sang pour que nous puissions être aujourd’hui en démocratie. Les raccourcis qui consistent à instrumentaliser la grève pour déstabiliser les pouvoirs constitutionnellement établis est inacceptable.

S’agissant toujours de notre pays, on retiendra qu’il a été durement éprouvé par les attaques répétées des terroristes et leur cortège de deuils au cours de ces deux dernières années. Pas plus tard que dans la nuit du 27 au 28 février 2017, deux commissariats de police, dans le Soum, ont fait l’objet d’attaques terroristes. C’est pourquoi, notre parlement renouvelle son appel à une coopération sous régionale soutenue pour barrer la route au terrorisme.

Alors que la relance économique s’organise et que la mise en œuvre du Programme national de développement économique et social (PNDES) devrait renforcer cette tendance, la problématique du terrorisme accapare et mobilise une bonne part de nos ressources et énergies.

Dans ce cadre, je salue l’initiative des Pays du G5 Sahel qui, réunis le 06 février dernier à Bamako ont décidé de créer une force d’intervention sous régionale, chargée de la lutte contre le terrorisme.

Nous émettons le vœu que cette force de défense sous régionale soit opérationnelle le plus vite possible afin de desserrer l’étau terroriste autour de la zone sahélienne.

Excellence Monsieur le Premier ministre,
Distingués invités,
Honorables députés,

Nonobstant, les préoccupations liées à la sécurité et au terrorisme, le processus de restauration et de raffermissement de l’Etat de droit, d’une société de progrès et de justice sociale enclenchée depuis la fin de la Transition se poursuit au Burkina Faso tant au niveau du Gouvernement qu’au niveau du Parlement.

 D’abord, du côté du Gouvernement.
L’opérationnalisation du PNDES est l’objet de toutes les attentions du Gouvernement.

En accordant la priorité au développement du capital humain, à la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et l’emploi, incontestablement la mise en œuvre opérationnelle du PNDES apparaît comme un début de réponses concrètes aux préoccupations majeures de notre peuple : le chômage des jeunes, la création d’infrastructures de base pour soutenir la croissance, la promotion et l’autonomisation des femmes, l’accroissement de l’offre éducative, notamment.

Cependant, l’avènement d’une gouvernance vertueuse, d’un Etat stratège et proactif exige que les attributs régaliens de l’Etat soient pleinement exercés et renforcés.
Dans cette optique, nos actions devront se concentrer en priorité sur :
1) L’Etat, garant de la sécurité.
Permettre au citoyen d’aller et venir sans aucune crainte, à l’agent économique de vaquer à ses affaires librement sans aucune entrave, assurer la sécurité de nos frontières, assurer la sécurité des biens et des personnes, voilà des prérogatives inhérentes à la souveraineté de l’Etat et qui garantissent un climat favorable aux investissements. Le Gouvernement a pris la bonne direction et nous l’exhortons à toujours aller de l’avant. L’Etat doit exercer pleinement ses prérogatives de puissance publique. L’autorité de l’Etat ne saurait être bafouée. De nos jours, restaurer l’autorité de l’Etat n’est pas seulement une nécessité, c’est un impératif.

2) Le renforcement de l’Etat de droit, la démocratie et la bonne gouvernance.
 s’il est vrai que les élections présidentielles et législatives du 29 novembre 2015, suivies des élections locales du 22 mai 2016 ont parachevé le rétablissement de l’armature institutionnelle et juridique de l’Etat, suite à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, l’avènement d’une Ve République se conçoit comme une œuvre de refondation.
En effet cette refondation s’impose du fait qu’il faille convenir d’un nouvel ordre social et politique qui soit au diapason des aspirations légitimes du peuple insurgé et qui instaure de nouveaux rapports entre gouvernants et gouvernés.
C’est la raison pour laquelle, au niveau du parlement nous portons un grand intérêt, aux travaux de la Commission constitutionnelle.
Nous saluons le travail déjà accompli et encourageons les commissaires à agir avec promptitude et célérité pour permettre au peuple souverain de se prononcer dans un avenir proche sur une constitution consensuelle qui fonde la Ve République ;
Une telle démarche se justifie amplement car, selon Max WEBER : « la forme de légitimité actuellement la plus courante consiste dans la croyance en la légalité, c’est-à-dire la soumission à des statuts formellement corrects (Constitution) et établis selon la procédure d’usage ».

Il reste que la Constitution n’est pas seulement un modèle théorique d’organisation de système politique.

En effet, pour le juriste Jean Leca : « C’est aussi une idéologie liée à une conception de la société politique et les dispositions juridiques d’une Constitution doivent exprimer un accord politique entre au moins les principaux acteurs représentatifs des principales forces sociales ».

Au total, nous réaffirmons ici notre ferme engagement à bâtir un Etat de droit démocratique respectueux des lois qui régissent la gestion des affaires publiques.

Toutefois, nous avons pleinement conscience qu’il s’agit d’un processus fragile, perfectible qui doit faire l’objet d’une attention soutenue de tous les instants.

Aussi, voudrais-je inviter les Burkinabè à s’unir pour défendre les acquis de la démocratie et à œuvrer main dans la main pour conquérir de nouveaux espaces de liberté et de progrès dans le respect des lois et avec un sens élevé du civisme.

Par ailleurs, l’Etat se doit de soutenir et de renforcer une gestion transparente des affaires publiques.

Si dans ce sens, la loi portant règlementation de la commande publique adoptée en décembre dernier est un acquis qu’il convient de saluer, le Gouvernement est toujours invité à identifier les compétences, autant que possible, qui seront en charge de la gestion des affaires publiques et à instituer des procédures de contrôle de leurs gestions pour plus de transparence et pour une bonne gouvernance de l’Etat.

 Du côté du parlement.
A la vérité, le parlement n’est pas en reste dans la quête d’une bonne gouvernance et dans lutte contre le terrorisme et la corruption.

En témoignent les récentes lois adoptées en décembre dernier et mettant en place des pôles judicaires de luttes contre les infractions économiques, financières et les actes de terrorisme.

Mieux, avec l’opérationnalisation de son plan stratégique 2016-2020, le parlement devrait convaincre plus d’un qu’il demeure le temple des principes et valeurs qui fondent le renouveau démocratique en cours dans notre pays.

Il devrait pouvoir, donner la pleine mesure de son engagement en faveur d’un Etat de droit, stratège et locomotive de la bonne gouvernance.

C’est, dans cette même dynamique que, la règle du consensus instaurée par le Bureau de l’Assemblée sera maintenue et encouragée. En tout état de cause, tels sont les convictions et l’engagement des hommes et des femmes qui composent l’Assemblée nationale. Ces derniers restent convaincus que le consensus autorise une gestion démocratique de l’institution.

Excellence Monsieur le Premier ministre,
Distingués invités,
Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,

A ce stade de mon propos, je voudrais dresser avec vous un bilan sommaire des activités de notre auguste Assemblée au cours de l’intersession qui s’achève.

En premier lieu, on mentionnera la tenue réussie par certains groupes parlementaires de leurs journées parlementaires en prélude à cette même session dite session des lois.

J’adresse au nom du Bureau de l’Assemblée toutes mes vives félicitations à ces groupes parlementaires pour ce succès.

Par ailleurs, je fais part de ma satisfaction à l’endroit des Commissions Générales qui ont mis à profit l’intersession pour finaliser leurs programmes d’activités dans la perspective de l’opérationnalisation du plan stratégique 2016-2020.

S’agissant de la diplomatie parlementaire, il faut retenir que notre action à viser le renforcement de la coopération parlementaire aussi bien au niveau bilatéral que multilatéral.

 Au niveau bilatéral.
J’ai effectué du 21 au 26 janvier une visite d’amitié en République Fédérale d’Allemagne, et je voudrais dire ici toute ma reconnaissance pour la chaleur de l’accueil qui m’a été réservé.

J’ai eu le privilège d’être reçu par Son Excellence Dr Norbert Lammert, Président de la Bundestag avec qui nous avons eu des échanges fructueux quant au rapprochement entre nos deux parlements. A l’occasion, j’ai renouvelé l’amitié et la reconnaissance du peuple burkinabè à l’endroit du peuple allemand eu égard à l’importance de la coopération entre nos deux Etats.

En effet, l’Allemagne a toujours été un des partenaires privilégiés de notre pays.

La coopération entre nos deux pays remonte aux toutes premières heures de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale.
Depuis l’avènement du renouveau démocratique en cours au Burkina Faso, notre coopération connaît un nouvel élan, portée qu’elle est par une nouvelle dynamique, fruit d’un engagement mutuel des plus hautes autorités de nos deux Etats visant au renforcement de nos relations.

En rappel, ces trois dernières années, l’Allemagne a investi un montant global de plus de 70 milliards de francs cfa dans les différents domaines tels, l’agriculture, la décentralisation, la formation, pour ne citer que ceux-là.
C’est le lieu de relever et de saluer l’initiative du gouvernement fédéral allemand de concevoir et de mettre en œuvre un véritable plan Marshall au profit de l’Afrique et dont le champ couvrira naturellement notre pays.

Toujours au chapitre de la coopération parlementaire, il convient de mentionner que nous avons accueilli plusieurs délégations étrangères dans le cadre des échanges d’informations et des bonnes pratiques.

 Au niveau multilatéral.
La réaffirmation et la consolidation de la place du Burkina Faso au sein des instances internationales se sont opérées à travers la participation active aux réunions et sessions parlementaires internationales.

Ce sont notamment :
 la 12ème conférence de l’Union parlementaire des Etats membres de l’OCI ;
 la 1ère session extraordinaire 2017 du parlement de la CEDEAO ;
 l’Assemblée paritaire/Union Européenne-Afrique Caraïbe Pacifique ;
 L’Assemblée parlementaire de la francophonie.

Pour clore ce volet de la diplomatie parlementaire, je voudrais me féliciter du renforcement du dialogue et de la coopération entre l’Assemblée nationale et les partenaires techniques et financiers dans le cadre de la mise en œuvre de son plan stratégique 2016-2020.

Je renouvelle la reconnaissance de la Représentation nationale à l’ensemble des partenaires bilatéraux représentés par leurs missions diplomatiques, ainsi que les partenaires multilatéraux et les organisations internationales non Gouvernementales, pour leurs assistances multiformes.

Excellence Monsieur le Premier ministre,
Distingués invités,
Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,

Comme, vous le savez, depuis le 25 février dernier, notre capitale Ouagadougou qui est aussi la capitale du cinéma africain vit au rythme de la 25ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, le FESPACO.

Le Fespaco est une manifestation culturelle d’importance capitale pour notre identité d’hommes et de femmes africains.

A l’heure, de la globalisation et où toutes les activités humaines sont devenues des marchandises, nous devons nous battre pour défendre partout que de besoin l’exception culturelle afin de préserver l’authenticité et la pérennité du FESPACO.

Pour l’heure, j’adresse aux festivaliers, aux cinéastes, aux techniciens, aux comédiens, sans oublier les touristes, les vœux de succès de la Représentation nationale.

Bonne fête du FESPACO à toutes et à tous.

Dans le même ordre d’idée, je salue la bonne prestation des Etalons à la 31ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations qui a eu lieu au Gabon. Les Etalons, malgré la modicité des moyens, ont fait honneur à la patrie en hissant haut l’étendard du Burkina Faso.

Aux étalons, à leur encadrement, à la Fédération, je réitère les vives félicitations de la Représentation nationale

Naturellement, je ne saurais passer sous silence le fait que notre pays va commémorer le 08 mars prochain la journée internationale de la femme sous le thème : « la valeur morale de la personne humaine : responsabilité des communautés dans la lutte contre l’exclusion sociale des femmes ».

Au nom de l’ensemble des députés de notre auguste Assemblée, je souhaite bonne fête aux femmes du monde entier et celles du Burkina Faso en particulier.

C’est aussi l’occasion d’en appeler à plus de mobilisation en faveur des droits et de la participation des femmes à la vie politique, sociale et économique du pays.

Excellence Monsieur le Premier ministre,
Distinguées personnalités,
Honorables députés,

Le gouvernement s’investit avec esprit de suite dans la quête de solutions appropriées aux aspirations légitimes de notre peuple. Il a tous nos encouragements et tout notre soutien.

Bien entendu, les mérites des actions du gouvernement ne seront jamais reconnues par certaines chapelles, ainsi va la démocratie pluraliste.

Par conséquent, je réitère mon invitation au peuple à faire confiance au Gouvernement tant il est vrai que le Programme gouvernemental est porteur d’espérance et le succès est à notre portée.

Sur cette note résolument optimiste, je voudrais tout simplement inviter les honorables députés à s’investir pleinement afin de faire de cette session des lois une véritable réussite.

Sur ce, je déclare ouverte la première session parlementaire ordinaire de l’année 2017.

Vive le Burkina Faso !

Je vous remercie.

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