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Salifou Diallo parrain de la cérémonie de lancement de Pro - Actif

Faire du secteur informel des entreprises formelles modernes dont la productivité et le dynamisme vont participer à l’émergence de l’économie nationale, c’est l’objectif recherché à travers le lancement de la première phase du Programme d’accompagnement pour la transition des entreprises informelles vers le secteur formel (Pro-Actif). La cérémonie, placée sous le patronage du Président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo a eu lieu le 6 mars 2017 à Ouagadougou,

Sous la tutelle du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat (MCIA), le Pro-Actif, le Programme d’accompagnement pour la transition des entreprises informelles vers le secteur formel, a été officiellement lancé. Il devrait permettre de valoriser le capital humain et de contribuer à la modernisation du secteur de l’économie. Ce sont au total 9450 entreprises et leaders d’associations burkinabè qui seront les heureux bénéficiaires de ce programme.

Un projet qui, selon le président du comité technique de pilotage Boukari Sawadogo, est constitué de trois composantes. La première vise à former, sensibiliser et informer les bénéficiaires qui seront issus des 13 régions du Burkina Faso. Chacun d’eux aura la latitude de se faire former dans une langue de son choix, afin de pouvoir améliorer ses compétences. Cette phase de renforcement de capacités achevée, l’agent opérateur sera accompagné par deux coachs dont un junior et un senior. Ainsi ce dernier aura des répondants qualifiés pour lever les goulots d’étranglement quant à son évolution pendant les moins 8 mois que durera cette phase. Toutefois, les préoccupations qui n’auront pas eu de réponses, seront capitalisées et des actions envisagées au niveau de la deuxième phase du programme.

Sur le terrain, la répartition se fera ainsi qu’il suit 500 entreprises dans la région des Hauts Bassins, 1000 dans la région du Centre et 150 entreprises dans chacune des 13 régions du pays. Dans le processus d’accompagnement 650 leaders d’associations seront formés et sensibilisés sur les enjeux de la formalisation, 650 moyennes entreprises sur l’utilisation d’outils modernes de gestion et 5000 Petites moyennes entreprises (PEM) seront coachées et accompagnées vers la formalisation.
Pour le Ministre Stéphane Wenceslas Sanou, le Burkina Faso disposera aux termes de ce projet « d’une monographie des différents acteurs de l’économie informelle à travers la collette de données auprès de 9450 acteurs qui vont constituer une base de données importantes pour la mise en œuvre de politique de développement de service d’appui à leur faveur » .
Dans le cadre de la mise en œuvre de ce programme, l’Etat du Burkina Faso est accompagné par la Banque Africaine de Développement (BAD) à hauteur de plus de 600 millions de francs CFA. La représentante résidente de la BAD, Antoinette BATUMUBWIRA a affirmé que « le renforcement des capacités des acteurs de l’informel, leur constante mise à niveau ainsi que leur accompagnement constituent des impératifs pour soutenir durablement le processus de mutation des entreprises informelles vers de nouvelles entreprises formelles plus structurantes, le gain de productivité au bout des effets d’entrainement sur toute l’économie en termes de répartition du fruit de la croissance et d’offre d’emplois de qualité à la jeunesse ».
Le ministre a souligné que le secteur informel vie plusieurs contraintes. « Ces contraintes affectent négativement leur développement alors qu’elles sont des potentialités. C’est pourquoi nous travaillons à renforcer l’assistance à leur endroit afin de les rendre plus compétitifs » a ajouté le ministre du Commerce. C’est pourquoi, il a sollicité le soutien du Président de l’Assemblée nationale et du parlement, pour l’amélioration de l’environnement légal des petites et moyennes entreprises au Burkina Faso.

Intervenant à la cérémonie de lancement, le Président de L’Assemblée nationale, Salifou Diallo a dit que l’heure n’est pas aux intentions mais aux actes. « En effet, accompagner les entreprises de l’économie informelle, c’est offrir d’avantages d’opportunités aux groupes vulnérables notamment les jeunes et les femmes pour s’insérer dans le circuit de la production des richesses a-t-il soutenu.
Convaincu par l’exemple du monde des affaires du Burkina Faso, la PAN a rappelé que dans notre pays, « les grands entrepreneurs qui ont marqué l’histoire, ont commencé dans le secteur informel pour se hisser par la suite au sommet de la réussite » ; a-t-il conclut.

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